Gaston

Éloïse Morin

La charmante histoire de Gaston.

Il était une fois, Gaston, un boxer quelque peu craintif. Ses premiers mois de vie furent difficiles et contraignants pour le petit être qu’il était : manque de nourriture, d’affection, de réconfort et de stimulation. Laissé à lui-même en plein hiver, il a dû se débrouiller pour survivre jusqu’à ce qu’une étincelle de bonheur pointe le bout de son museau. Les Fidèles Moustachus l’ont trouvé. C’est à ce moment qu’un peu de chaleur retrouve le cœur de Gaston. À son arrivée au refuge pour animaux, le constat est désolant. Gaston ne pèse que 39 livres à 9 mois, on lui voit tous les os, le bout de ses oreilles sont brulés par le froid et le devant de ses babines sont rosé par l’éraflement constant. Personne ne comprend pourquoi un chien de son tempérament a été abandonné. Il est calme, doux, attentif, connaît quelque commandement. Bonus ! Il a oublié d’apprendre à japper. Il reste au refuge quelques semaines avant qu’une famille qui n’a que de l’amour à lui offrir voit son annonce et accoure au refuge. Un deuxième regain de chaleur dans le cœur de Gaston. Le coup de foudre immédiat. Tout le long de la route jusqu’à la maison se fait dans un sommeil profond collé contre sa nouvelle maîtresse qui l’affectionne déjà énormément. L’acclimatation se fait par petits pas, il s’acclimate à son nouvel ami : le chat de la famille qui l’accueille d’un regard discret. Anxieux de nature, il est ardu de le promener au début, mais les semaines passent et Gaston parvient à se rendre jusqu’au bout de la rue. Il sort tranquillement de sa coquille, sa personnalité dit bonjour dans un élan de lichette, de face mignonne et d’affection à revendre. Peu à peu, il découvre la joie d’être un chien, de ne plus avoir peur des chaussures, de courir librement dans la cour arrière de la maison, de manger à sa faim. Il prend du poids, se forge une musculature grâce à la course, les randonnées pédestres, les promenades dans le bois. Son regard s’illumine. Il fait la connaissance des jouets qui font du bruit. Explosion de bonheur. Son cœur est complètement cicatrisé. C’est alors qu’entouré de sa famille qui lui offre tout ce qu’il désire et collé contre son meilleur ami que Gaston prend conscience qu’il est aimé et qu’il le sera le reste de sa vie bien que sa face dise littéralement le contraire. Mais que voulez-vous, c’est un boxer !